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Dans un contexte marqué par la digitalisation, le cloud, l'intelligence artificielle et le renforcement des exigences en matière de protection des données, ces questions ne sont plus théoriques. Elles touchent directement la gestion quotidienne des organisations.
Un cadre légal suisse plus exigeant
Depuis le 1er septembre 2023, les entreprises et organisations suisses doivent se conformer à la nouvelle version de la loi fédérale sur la protection des données, la LPD. Celle-ci renforce les droits des personnes concernées et introduit plusieurs obligations, notamment autour de la transparence, de la sécurité, de l'annonce des violations de données et de la protection des données dès la conception des outils numériques.
Le Portail PME de la Confédération rappelle notamment l'importance des principes de Privacy by Design et Privacy by Default, ainsi que la tenue d'un registre des activités de traitement dans certains cas. Pour une entreprise ou une institution, cela signifie que le choix d'un logiciel, d'un ERP ou d'un hébergeur ne relève plus seulement de la technique ou du prix. Il devient aussi une décision de conformité, de gouvernance et de maîtrise des risques.
« La conformité ne s'arrête pas à nos propres engagements. Chez Fair IT, nous concluons avec nos clients des contrats et des Data Processing Agreements clairs afin de répondre aux exigences les plus élevées en matière de protection des données. Nous veillons ensuite à ce que ces mêmes exigences soient répercutées auprès de l'ensemble de nos sous-traitants, afin de garantir une chaîne de traitement des données cohérente et sécurisée », souligne Alexandre Jungo, cofondateur de Fair IT SA.
Le cloud, une solution pratique mais pas neutre
Le cloud a apporté beaucoup de souplesse aux organisations avec l'accès facilité aux outils, la réduction des infrastructures internes, les mises à jour régulières et la collaboration à distance. Mais il soulève aussi une question essentielle : lorsque les données sont stockées ou traitées par un fournisseur étranger, à quelles lois sont-elles soumises ?
Le Cloud Act américain, par exemple, permet aux autorités américaines de demander l'accès à certaines données détenues par des entreprises soumises au droit américain, y compris lorsque ces données sont hébergées hors des États-Unis. Il ne s'agit pas de dire que toutes les données d'une entreprise suisse seraient exposées en permanence. Ces demandes restent encadrées, ciblées et liées à des procédures spécifiques. Mais le sujet illustre une réalité : le lieu d'hébergement ne suffit pas toujours à garantir la souveraineté si le fournisseur dépend d'une juridiction étrangère.
Pour les organisations suisses, l'enjeu est donc de comprendre précisément où vont leurs données, qui les traite, avec quels sous-traitants, et dans quel cadre juridique.
La souveraineté numérique commence par le choix des partenaires
Parler de souveraineté numérique ne signifie pas refuser le cloud, l'innovation ou les outils internationaux. Il s'agit plutôt de renforcer l'autonomie, la capacité de choix et la maîtrise des infrastructures critiques.
Pour une PME, une institution sociale ou une structure publique, cette approche est très concrète. Elle consiste à se poser les bonnes questions : où sont hébergées les données sensibles ? Les outils utilisés sont-ils adaptés au cadre légal suisse ? Les données peuvent-elles être récupérées facilement ? Le fournisseur est-il proche, identifiable et responsable ? Les processus dépendent-ils d'outils dispersés que l'organisation ne maîtrise plus vraiment ? Autant de questions qui montrent que la souveraineté numérique commence souvent par une démarche de lucidité et de gouvernance.
« Chez Fair IT, nous considérons que la souveraineté numérique commence par le choix des partenaires. Nous appliquons un processus de sélection particulièrement exigeant à nos fournisseurs, et plus encore à nos prestataires d'hébergement. Nous privilégions exclusivement des entreprises suisses, soumises uniquement au droit suisse, dont les infrastructures sont hébergées en Suisse. Cette exigence constitue pour nous un élément essentiel afin de garantir à nos clients une maîtrise durable de leurs données et un cadre juridique clair », précise Alexandre Jungo.
L'ERP, un socle stratégique pour garder le contrôle
Dans une organisation, les données les plus importantes se trouvent souvent dans l'ERP : comptabilité, salaires, temps de travail, gestion à l'affaire, facturation, informations clients ou bénéficiaires, processus métier, indicateurs de pilotage.
Bien plus qu'un simple logiciel administratif, l'ERP se situe au cœur du système d'information. Lorsqu'il est bien conçu, bien hébergé et bien intégré, il permet de centraliser les données, de fiabiliser les processus et de garder une vision claire de l'activité.
Chez Fair IT, cette conviction guide le développement de CID ERP : proposer une solution suisse, pensée pour les réalités des PME, des institutions sociales, des structures publiques et parapubliques. L'objectif est de permettre aux organisations de digitaliser leurs processus sans perdre la maîtrise de leurs données, de leur fonctionnement et de leurs choix technologiques.
« Les entreprises recherchent aujourd'hui bien plus qu'un logiciel : elles attendent un partenaire capable de les accompagner dans leur évolution. Avec un acteur local, le dialogue est direct, les besoins sont entendus et les retours des clients participent concrètement à l'amélioration continue de la solution », relève Alexandre Jungo.
L'IA rend la question encore plus importante
Avec l'essor de l'intelligence artificielle, la souveraineté numérique prend une nouvelle dimension. Les entreprises et institutions sont de plus en plus nombreuses à vouloir utiliser l'IA pour analyser des données, automatiser certaines tâches ou assister les équipes dans leur quotidien. Mais une question demeure : quelles données sont envoyées à ces outils ? Sont-elles utilisées pour entraîner des modèles ? Où sont-elles traitées ? Et selon quelles garanties de confidentialité ?
Des initiatives suisses comme Euria, lancée par Infomaniak, montrent qu'il existe une volonté de proposer des solutions d'IA plus souveraines, avec un hébergement en Suisse et une attention particulière portée à la confidentialité des données.
Mais l'IA ne change pas le principe de base : elle n'a de valeur que si elle s'appuie sur des données fiables, structurées et maîtrisées. Avant de connecter des outils intelligents, il faut donc s'assurer que le socle numérique de l'entreprise est solide.
« L'intelligence artificielle ne doit pas devenir une nouvelle forme de dépendance. Lors de la conception de fonctionnalités intégrant l'IA, le choix du fournisseur, du modèle et des garanties offertes en matière de confidentialité est essentiel. Chez Fair IT, nous avons fait le choix de laisser cette liberté à nos clients : CID ERP peut s'interfacer avec tous les fournisseurs et tous les modèles d'IA. Nous accompagnons nos clients dans l'évaluation et le benchmark des solutions retenues afin qu'ils puissent choisir celle qui répond le mieux à leurs exigences en matière de performance, de souveraineté et de protection des données », explique Alexandre Jungo.
Une question de confiance et de responsabilité
La souveraineté numérique n'est pas seulement un enjeu technique. C'est une question de confiance. Confiance des clients, des bénéficiaires, des collaborateurs, des partenaires et des dirigeants dans la manière dont les données sont traitées.
Pour les organisations suisses, reprendre la main ne signifie pas tout internaliser ni tout complexifier. Cela signifie choisir des partenaires capables d'expliquer clairement où sont les données, comment elles sont protégées, quelles responsabilités sont prises, et comment les outils peuvent évoluer avec les besoins réels de l'entreprise ou de l'institution.
« La souveraineté numérique et la protection des données ne sont plus des options. Ce sont des sujets exigeants, parfois chronophages, mais qu'aucune organisation ne peut se permettre de repousser. Ils font désormais partie intégrante d'une gouvernance responsable », conclut Alexandre Jungo.
Dans un monde numérique de plus en plus rapide, la souveraineté devient un avantage stratégique. Elle permet de rester maître de ses informations, de ses processus et de ses décisions. Et pour une PME comme pour une institution, c'est souvent là que commence une digitalisation vraiment durable.
Nos clients et leurs expériences
De nombreuses entreprises et institutions de Suisse romande ont déjà intégré CID ERP. Le constat est unanime: optimisation et valorisation des processus, automatisation des tâches, gain de temps, amélioration de la qualité du travail et plus-value pour la clientèle.






































